Escape game au Musée Guimet

Sixième étape : les premiers grands travaux

En 1927, le musée est rattaché à la Direction des musées de France. Comme Guimet s’en était douté, la muséographie s’éloigne de plus en plus de son origine religieuse. L’arrivée dans les salles des œuvres rapportées par Paul Pelliot et Edouard Chavannes, ainsi que de celles issues de la fusion avec le Musée du Trocadéro, et enfin de celles des missions de Jean-François Hackin en Afghanistan, font du musée un musée des civilisations asiatiques. 

De 1931 à 1932 ont lieu les premiers gros travaux de transformation physique de la muséographie, parce que le musée est jugé trop obsolète (chauffage, protection contre le vol, manque de place). Les directeurs reçoivent une grosse enveloppe de la part du musée de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage. Les travaux doivent débuter le plus rapidement possible.

Photo (C) MNAAG, Paris, Dist. RMN-Grand Palais / Benjamin Soligny / Raphaël Chipault. Vers 1889.
Photo (C) MNAAG, Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet

Il y a à présent une volonté d’offrir aux visiteurs une présentation esthétique des œuvres. Les travaux se font sous le signe du dépouillement et de la rationalisation, dans la ligne moderniste de l’époque.

Le beige et rose remplacent le rouge originel, les éléments néoclassiques disparaissent les uns après les autres.

Photo (C) MNAAG, Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet, 1893
Photo (C) MNAAG, Paris,
Dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet. Après 1932.

On échange les explications extensives et les nombreux éléments de contextualisation qu’affectionnait Guimet contre des textes succincts qui ne dérangeront pas l’appréciation artistique des œuvres par les visiteurs.

* D’après l’article de Muriel Mauriac-Le Héron, « Raisons et conséquences des transformations du musée Guimet dans les années 1930 », dans Livraisons d’histoire de l’architecture, vol. 1, n° 1, 2001, p89-104.

Enigme : une muséographie trop saturée ?

L’énigme présentée cette fois-ci tente d’illustrer ce passage d’une cacophonie d’information à une présentation plus épurée des œuvres.

C’est au cours des années 1930 que Philippe Stern conservateur adjoint du musée, décide fonder la section musicale du musée. Cette initiative ne pallierait-elle pas un peu l’éloignement du reste de la muséographie de l’idéal originel de Guimet ? Les progrès techniques des années trente apportent la possibilité de voyager à travers l’ouïe… Moyen bien plus direct, et peut-être un peu moins idéalisé…

Essayons un peu d’écouter ce que les Parisiens qui visitaient la section musicale du musée pouvaient y découvrir. Peut-être ont-ils un message à nous communiquer ?

Vous allez trouver ci-dessous l’alphabet morse. Il devrait vous aider à décoder le message caché dans les enregistrements !

Petit indice : le message est composé de 5 mots.

Photo Dadaiko (C) Ohno A. wikimediacommons,
Musique : SHW TsudzumiJapan III, Youtube
Photo Yogyakarta Indonesia
Syuhada Mosque © CEphoto, Uwe Aranas
Musique : Homme qui chante dans une mosquée, par Les Cartes Postales Sonores, FMA.
Photo Nagpanchami,
© wikimedia commons Pankajkatware
Musique : Naga Worship Ceremony, Pokhara, Nepal, par Samuel Corwin, FMA.
© Copyright Christine Matthews and licensed for reuse under this Creative Commons Licence

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